
Into The West
janvier 15, 2008Attention très bonne série américaine! J’étais passé à côté de cette série, produite par Spielberg, quand elle avait été diffusée en 2005 et ce n’est que récemment en apprenant la diffusion d’une nouvelle série western, Comanche Moon, que je me suis rappelé que celle-ci s’était fait encensé par la critique à sa diffusion sur HBO, chaine connue pour ses programmes plutôt de bonne qualité. Le synopsis et la critique dans la suite.
La mini-série de 6 épisodes raconte la vie de 2 familles : les Wheeler, famille américaine de Virginie et les descendants de Growling Beer, chef spirituel indien. 2 familles dont les destins vont se croiser dans un 19e siècle fait de conquète de l’ouest et d’installation des américains sur tout le continent, au détriment des indiens. Côté casting, pas de grande star mais des têtes connues du petit écran avec par exemple Matthew Settle qui avait joué dans Band Of Brothers et qui joue maintenant dans Gossip Girl, Keith Carradine qui jouait le père dans la série les Sauvages, Rachael Leigh Cook qui jouait dans le teen-movie Elle est trop bien, Will Patton qui a joué dans The Postman ou Armageddon, Michael Spears qui jouait dans Danse avec les loups et Skeet Ulrich qui tient le rôle principal dans Jericho. Niveau réalisation, l’amérique est superbement bien rendu avec des paysage magnifique. Y a pas à dire, on y croit.
L’histoire nous transporte de 1825 à la fin du 19e siècle, tout commence avec la volonté de Jacob Wheeler de voir l’ouest et sa participation à une expédition de mercenaires aventureux. On suit en parallèle l’histoire de Love By The Buffalo, futur guide spirituel de son peuple et élève de Growling Beer. Si il y a 2 défauts à cette série, inhérent à sa volonté d’être réaliste, c’est qu’on s’y perd un peu dans les liens de parenté entre tout les individus qui se succèdent pendant près de 65 ans. Il faut aussi toujours s’habitué à ce que tel personnage soit personifier subitement par un acteur différent pour interpréter le même personnage mais en plus vieux. De ce côté, certains “vieillissement” font sourir alors que d’autre comme Jacob Wheeler et son passage de Matthew Settle à John Terry est surprenant de réalisme, j’ai même du vérifier si c’était bien un acteur différent et pas le même à qui il avait fait subir une séance de maquillage superbement réussite.
La série ne se contente pas d’être une épopée de la conquète de l’ouest mais est aussi un cours d’histoire (tout est relatif, cela reste une série) très bien narré sur la civilisation Indienne et ses réactions face à l’arrivée des américains puis sur la quasi-extermination de celle-ci par ces mêmes colons. Je dirais que l’histoire est même presque trop triste, je ne suis pas un fan des happy ending à répétitions mais là les évennements sont si durs pour les héros, que ca soit les Wheeler qui meurent un par un et font à chaque fois les mauvais choix ou le peuple indiens qui va de malentendu en malentendu et subit massacre sur massacre…on en vient presque à espérer que la série se finissent sur un “et ils vécurent (enfin) heureux”.
Je recommande donc chaudement cette série pour les passionés de la conquète de l’ouest dans un pays qui était loin de ressembler à ce qu’on imagine mais aussi pour les amateurs de séries historiques, épiques et dramatiques (ou seulement l’un des trois).

